Andrologie

Les androgènes exerceraient des effets non génomiques rapides au niveau des tissus érectiles vasculaire et non vasculaire du pénis humain.

D’après l’article de Waldkirch E et coll, BJU Int 2008 ;101 :71-75

Analyse par le Dr Jacques Buvat

On considère généralement que les effets des androgènes passent par leur impact sur le génome, ce qui explique la latence relativement importante de leur survenue. Cet article du groupe de Christian Stief et Stephan Ückert est le premier à démontrer l’existence d’effets non génomiques de la testostérone et de la dihydrotestostérone au niveau des artères caverneuses et des corps caverneux humains prélevés à l’occasion d’ablations de pénis pour cancer ou transsexualisme. Leurs expériences in vitro montrent en effet que les deux androgènes relaxent le tissu vasculaire par un mécanisme rapide et autre que l’augmentation du GMPc ou de l’AMPc. Ces résultats restent à confirmer. Cependant des effets analogues avaient déjà été évoqués pour expliquer la relaxation rapide des artères coronaires qui fait suite à l’injection intra-luminale de testostérone. La confirmation de tels effets ouvrirait la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, par exemple potentialisation de l’effet des IPDE5 sur l’érection par une administration brève d’androgènes, peu de temps avant l’acte sexuel.