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Enquête à propos des habitudes sexuelles et des attentes relatives à la prise en charge de la sexualité et de la dysfonction érectile dans la pratique médicale en Suisse.

Alain Bitton, Claus Buddeberg, Alex Eijsten, Roberto Casella

Résumé

Qu’en est-il en 2007 de la sexualité dans les lits suisses ? Quelle importance les différents groupes d'âge accordent-ils au sexe ? La dysfonction érectile est-elle encore un sujet tabou ? Une enquête récente sur «La sexualité en Suisse» fournit des résultats représentatifs et forts intéressants. Cette enquête, menée auprès de 1075 personnes sélectionnées, a été réalisée par l’institut d’études de marché GfK pour le compte d’Eli Lilly (Suisse). Les conclusions de l’étude indiquent que 87,7% des Suissesses et des Suisses considèrent que la sexualité est une composante importante de leur couple. L’intérêt pour le sexe ne diminue que peu avec l’âge: pour 81,4% des 50-74 ans, la sexualité reste importante dans leur vie. Les Suisses ont des rapports sexuels au moins sept fois par mois. Selon l'enquête publiée aujourd'hui, la sexualité est vécue de manière différente d'une région à l'autre de la Suisse: les Romands prétendent avoir des rapports sexuels plus fréquents que les Tessinois et les Suisses allemands. Selon leurs dires, les Romands se situent nettement au-dessus de la moyenne. Les Tessinois disent accorder au sexe une importance plus grande que les autres régions suisses. Cette opinion n’est toutefois pas partagée par l’ensemble du pays. Dans toutes les régions, les problèmes d'impuissance restent un tabou social pour une grande majorité des personnes interrogées : six Suissesses et Suisses sur sept, considèrent la dysfonction érectile comme un sujet tabou. Pourtant, près de 400'000 hommes suisses souffrent de troubles érectiles, mais seuls 10% d’entre eux consultent un médecin et se font traiter pour leur problème d'érection. De l’avis de la population suisse, les causes principales des problèmes d’impuissance sont représentées par : le stress, les problèmes de couple et les maladies organiques.

Summary

What can we say about sexuality in Switzerland? What importance do the various age groups give to their sexual activity? Is the erectile dysfunction just another taboo subject? A recent study based on the interview about "The sexuality in Switzerland" does supply interesting as well as representative and strong results. This study, conducted in 1'075 selected people, was realized by the institute of market studies GfK for Eli Lilly (Switzerland). The conclusions of the study indicate that 87.7 % of the Swiss population does confirm that sex is an important part in their life especially for couples. The interest for sex decreases only slightly with age: for 81.4 % of 50-74 years. Swiss people have sex at least seven times a month. According to the study, the sexuality is lived differently throughout the country: French-speaking people claim to have sexual relations more frequently than Italian or German-speaking people. In all the areas, the problem of impotence remains a social taboo for a great majority of people: six on seven people think that erectile dysfunction is still a taboo. Indeed, about 4000'000 Swiss men suffer from erectile dysfunction, whereas only 10 % of them seek help from a specialist or a family doctor.

Introduction

 Bientôt 10 ans après la découverte et la mise en vente de la première pilule permettant d’améliorer la fonction érectile, le spectre de l’impuissance n’a pas fini de hanter l’homme contemporain. Comme le chantait déjà Brassens, « la bandaison, papa, ça ne se commande pas ». Ce problème paraît même hanter la société, vu le déluge de forums ou de discussions, on-line et télévisuels. De nos jours, nous parlons plus librement de sexe, mais qui se préoccupe de la sexualité ainsi que de la souffrance d’un homme concerné par un dysfonctionnement érectile ? Depuis la découverte du premier inhibiteur de la 5- Phosphodiestérase (5PDE), les scènes médicale et surtout médiatique ont été le lieu de débats animés, alimentés par de nombreux mythes et tabous. La prise en charge des patients en est-elle pour autant plus efficace ?

Thématique de l’enquête & méthodologie

C’est afin d’en savoir un peu plus à ce sujet que nous avons mené une enquête en Suisse sur une période comprise entre Août 2006 et Janvier 2007 auprès de 90 médecins (urologues 30% ; internistes/généralistes 70%) et de leurs patients (714 : 419 alémaniques et 295 romands), présentant un dysfonctionnement érectile. Tant les médecins que les patients ont répondu à un questionnaire incluant un éventail de questions touchant à la sexualité, aux dysfonctionnements ainsi qu’à la prise en charge sur le plan médical et/ou sexothérapeutique. La structure ainsi que les détails de l’échantillon interviewé sont reportés dans le tableau 1 (voir en fin d’article). Huit pour cent des patients ont moins de 40 ans, 44% entre 40 et 60 ans et 46% plus de 60 ans. Parmi les 700 patients ayant accepté de répondre à l’enquête, la plupart d’entre eux (53%) considéraient leur problème érectile comme modéré alors que pour 38% il s’agissait d’un handicap majeur. Le trouble érectile était présent depuis 6 mois en tout cas (entre 6 mois et deux ans pour 43%) et pour certains (37%) depuis plus de deux ans. Parmi les facteurs de co-morbidité, 35% des patients décrivaient une hypertension artérielle traitée, 31% un surpoids, 16% un diabète, 15% souffraient de problèmes cardiovasculaires et 13% de dépression.

La sexualité reste un thème important quel que soit l’âge

La sexualité est considérée comme ayant encore une part importante de la vie à deux jusqu’à un âge avancé ! Cette affirmation est confirmée par 87,7% des personnes interrogées. Au-delà de 50 ans, l’intérêt pour le sexe ne baisse que légèrement. En effet, il reste important pour 81,4% des personnes de 50 à 74 ans. L'enquête montre que les jeunes ont de la peine à évaluer l’importance de la sexualité pour leurs parents et leurs grands-parents: seuls 35,1% des 15 à 29 ans pensent que la sexualité est encore importante après 70 ans. Mais une majorité (53,3%) des 50 à 74 ans soutient l’affirmation selon laquelle la sexualité serait aussi importante pour les plus de 70 ans. Leurs aînés (50-74 ans) soutiennent cependant en majorité (53,5%) que la sexualité est importante pour les plus de 70 ans. Il n'y a pas de différence d’opinion statistiquement significative entre hommes et femmes. L’enquête montre en revanche que l’évaluation de l’importance de la sexualité est liée au niveau de formation scolaire. La plupart des médecins (98%) sont unanimes sur le fait qu’il faille ouvrir le dialogue et susciter l’écoute du patient concernant sa sphère sexuelle notamment en cas de dysfonctionnement érectile. L’intérêt du corps médical ne se limite pas seulement au groupe d’âge concerné par ces problèmes (40-70 ans), ou à ceux porteurs de facteurs de risque cardiovasculaires, qui sont également les facteurs de risque d’un dysfonctionnement endothélial plus global (vasculaire et érectile). Toutefois, les plus de 70 ans semblent également être dignes d’intérêt pour de nombreux praticiens (70%), preuve en est que la sexualité n’a pas d’âge ! Ces résultats corroborent d’ailleurs les conclusions de plusieurs autres études dans le monde indiquant que la sexualité après un certain âge est loin d’être anecdotique voire marginale ou sans intérêt (Allgeier et al., 1989; Badeau et al., 1991). D’ailleurs, déjà en 1948, Kinsey (Kinsey, 1948) mentionnait que les hommes ont 1,3 rapport sexuel par semaine à 60 ans, et 0,9 rapport par semaine à 70 ans. Ainsi, encore considérés comme asexués par une grande partie de la population, les vieux revendiquent peu à peu le droit à la sexualité.

La sexualité en chiffres…

A la question : «Combien de fois par mois en moyenne avez-vous des rapports ?», 29,9% des hommes et 39,7% des femmes ont trouvé cette question trop intime et ont renoncé à donner un chiffre ! Une majorité toutefois, près des deux tiers des personnes interrogées, a répondu à cette question. En moyenne, Madame et Monsieur Suisse ont exactement 7,27 rapports par mois. Les plus actifs au lit, à en croire leurs réponses, sont les Suisses romands: 8,57 fois par mois. Il n’y a par contre quasiment aucune différence entre la Suisse allemande (6,82) et le Tessin (6,68). Des différences marquées apparaissent entre les groupes d'âge: les 15-29 ans font l’amour 8,63 fois par mois, les 30-49 ans 7,24 fois et les plus de 50 ans le font encore 6,15 fois en moyenne. De plus, une enquête menée par un fabricant de préservatifs, met sous la loupe la sexualité des suisses : il semblerait que ces derniers soient particulièrement câlins. En effet, les Suisses seraient les champions du monde des préliminaires avec 23 minutes en moyenne consacrées aux préambules de l'acte sexuel. Celui-ci durerait en moyenne 19 minutes, selon l'enquête mandatée par le fabricant de préservatifs. Avec des rapports sexuels de 42 minutes en tout, les Suisses ne sont devancés que par les Mexicains (45 minutes), indique le sondage auquel ont répondu près de 26'000 personnes de 26 pays.

La sexualité en Suisse, une affaire géographique ?

Il semblerait que la Suisse, petit pays de contrastes subisse – comme en sport ou en art culinaire - également dans le domaine de la sexualité des différences en fonction des régions linguistiques ! Pour 92,3% des Tessinois et 91,8% des Suisses romands, la sexualité joue un rôle important dans leur couple. En Suisse allemande, ce chiffre n’est que de 86,1%, soit en dessous de la moyenne suisse (87,1%). Dans quelle région la sexualité revêt-elle la plus grande importance ? 42,4% des personnes interrogées répondent que le sexe a partout la même importance. Les autres placent la Suisse romande en tête (22,0% des réponses), suivie par le Tessin (15,9%) puis par la Suisse allemande (9,8%). À cette question, les Tessinois se distinguent: ils placent l’importance du sexe en Suisse allemande et en Suisse romande au même niveau peu élevé (5,8%) – tout en accordant au sexe une importance bien au-dessus de la moyenne dans leur propre région (28,8%). Ainsi, en matière de sexualité, la Suisse romande et le Tessin se situeraient devant la Suisse allemande ? Toutefois, il nous apparaît que ces différences soient plus théoriques que pratiques et reflèteraient plutôt une certaine gène voire pudeur des germanophones à exprimer ou faire valoir leur exploits en matière de sexualité.

La sexualité se vit et s’intègre surtout à travers le couple

La plupart des patients vivent en couple et ont une relation stable (87%). Il n’est pas étonnant de constater que pour 81% des patients souffrant de dysfonctionnement érectile interrogés, la sexualité constitue une composante importante du couple. Toutefois, il faut remarquer que seulement dans 25% des cas, la partenaire participe à la discussion et aide à la motivation du patient. La plupart des patients consultent spontanément - parfois même sans en avoir parlé au préalable à leur partenaire ou à leur conjoint. Cela est d’autant plus regrettable lorsque l’on connaît l’importance de l’implication de la partenaire dans la motivation du patient à la prise en charge médicale et surtout au suivi et aux chances de succès d’un traitement. Pourtant, d’autres études indiquent que la sexualité en solitaire occupe aussi une place importante. La masturbation par exemple occupe une part non négligeable des activités sexuelles. En Suisse, 96% de la population s'est déjà au moins une fois fait plaisir en solitaire, contre 83% dans le monde. Les femmes sont moins enclines à cet exercice: 33% des Suissesses se masturberait chaque semaine, contre 58% des Suisses.

La dysfonction érectile reste encore un tabou dans notre société

Bien qu’en Suisse près de 400'000 hommes souffrent de dysfonctionnement érectile, on ne parle pas encore facilement de cette maladie. Cette constatation ressort également de l’enquête de l’institut GfK sur «La sexualité en Suisse» (C. Buddeberg et al., 2007): 85,8% des personnes interrogées qualifient les troubles érectiles de sujet tabou dans notre société. Pour 72% des patients la sexualité constitue encore un tabou en Suisse mais représente néanmoins un thème d’actualité et digne d’intérêt quel que soit le groupe d’âge interrogé. L’analyse par sexe et par tranches d'âge ne montre aucune différence significative. Pourtant, la population semble bien au fait des facteurs de risque des troubles érectiles. A la question « Quels sont les déclencheurs des troubles de l’érection? », la population suisse cite le stress comme cause principale (94,1%), suivi de près par les problèmes de couple (89,7%) et les raisons médicales comme le diabète et l'artériosclérose (75,5%). En revanche, ils sont nettement moins nombreux à voir une relation entre les troubles érectiles et des problèmes comme la sur médiatisation du sexe dans notre société ou le manque de romantisme.

Quelles sont les attentes des suisses à l’égard de leur médecin ?

À partir de 40 ans, l’âge rattrape aussi les hommes. Dans la seconde moitié de leur vie, des maladies graves, telles que le cancer de la prostate et les troubles de l’érection, surviennent en plus des changements normaux liés à la vieillesse. Quatre vingt quatre pour cent des hommes interrogés ont déclaré qu’ils avaient consulté un médecin pour leurs troubles érectiles de leur propre initiative. En pratique, 6 patients souffrant de dysfonctionnement érectile sur 10 attendent que le médecin prenne l’initiative d’aborder le thème. De plus, un quart des patients interrogés se sent souvent dépassé par le jargon médical. Les troubles de l’érection ne concernent pas seulement les patients, mais aussi leurs partenaires. À la question de savoir s’ils invitent la partenaire à participer à la discussion relative aux différentes options thérapeutiques, 58% des médecins ont répondu par l’affirmative. Toutefois, 12% des patients seulement veulent avoir leur partenaire avec eux lors de cette discussion. Une proportion non négligeable (31%), mais toutefois moins élevée que ce que l’on attendrait, se sent encore gênée d’aborder ce problème avec le médecin de famille et 35% de patients préfèrent que ce soit ce dernier qui prenne l’initiative d’en parler. La plupart des patients (62%) semblent bien informés des différentes options thérapeutiques. La source principale d’information (75%) se fait par le médecin plutôt que par le biais de l’internet (38%) ou des revues spécialisées (50%). Seule une petite minorité des hommes (25,7%) prend conseil auprès d’amis ou de membres de la famille.

Parmi les traitements proposés, quels sont ceux préférés ?

D’une manière générale, les objectifs du patient et du thérapeute semblent se confondre, puisqu’une large majorité des patients ainsi que des médecins préfère traiter le dysfonctionnement érectile par un médicament oral. Le but étant avant tout que l’érection soit suffisamment puissante, dure suffisamment longtemps permettant de retrouver une activité sexuelle satisfaisante. La majorité des médecins (97%) prescrivent d’emblée un traitement oral (inhibiteur de la 5 PDE) ce qui est compréhensible. Toutefois, les alternatives thérapeutiques sont également largement discutées avec le patient (81%). Pour 67% des médecins interrogés, la sexothérapie est une option proposée en complément ou non au traitement médicamenteux. Il est intéressant de noter que la plupart des praticiens (86%) ont bien compris l’importance d’une consultation de contrôle dans un intervalle de 4 semaines à 3 mois après l’introduction d’un traitement afin d’effectuer une véritable instruction thérapeutique et au besoin d’adapter posologie et fréquence des prises. Concernant les critères de succès d’un traitement par inhibiteur de la 5 PDE, pour l’ensemble des médecins (100%), une érection suffisamment rigide et durable afin de permettre au patient un rapport satisfaisant constitue le critère de réussite. Le risque d’interaction médicamenteuse (98%), la fiabilité du traitement (100%) ainsi que le coût (78%) sont des facteurs qui entrent également en ligne de compte. Concernant le traitement médicamenteux, le critère de choix est pour 97% des patients l’obtention d’une érection suffisamment durable et rigide permettant un rapport satisfaisant. Au-delà du regain de l’érection, 79% mentionnent l’importance de retrouver estime et confiance en soi tandis que 92% sont satisfaits si la partenaire retrouve une activité sexuelle de qualité. Parmi les différents inhibiteurs de la PDE à disposition, les critères de choix sont par ordre d’importance: la bonne tolérance et l’absence d’effets secondaires (93%), la fiabilité (92%), l’absence de planification de l’acte sexuel (86%), le coût du traitement (80%) ainsi que l’entrée en action rapide du médicament (76%).

Conclusions

Plus de la moitié des Suisses (58%) ne sont pas satisfaits de la fréquence de leurs rapports sexuels. Une insatisfaction générale puisque de par le monde, 65% des hommes et 58% des femmes souhaiteraient faire l'amour plus d'une fois par semaine, la moyenne mondiale. Selon la seconde enquête, mandatée par l'entreprise pharmaceutique Eli Lilly, les Suisses ont en moyenne "exactement 7,27 rapports sexuels par mois". Les Romands sont les plus assidus (8,57 fois par mois), suivis par les Alémaniques (6,82) et les Tessinois (6,68). Les 15-29 ans font l'amour 8,63 fois par mois, les 30-49 ans 7,24 fois et les plus de 50 ans 6,15 fois. Pour 81,4% des 50-74 ans, le sexe occupe encore une place importante dans leur vie, analyse l'étude réalisée auprès de 1075 personnes par l'institut GfK. Bien que la sexualité reste encore un sujet tabou, la présente enquête permet de montrer que les mœurs évoluent. D’une part les médecins ont tendance à ouvrir le dialogue et susciter l’écoute auprès du patient. D’autre part, ce dernier (quelque soit son âge et son niveau socioculturel) parle plus volontiers, se confie et consulte même de sa propre initiative son médecin de famille ou le spécialiste. Pourtant, beaucoup trop de patients sous-estiment encore le rôle des différents facteurs de risque cardiovasculaires dans l’étiologie d’un dysfonctionnement érectile et notamment le mode de vie ou leur état général comme baromètre de leur santé sexuelle. Les inhibiteurs de la PDE constituent les médicaments de premier choix dans la prise en charge de ces patients notamment grâce à leur efficacité ainsi que leur excellente tolérabilité.

Relations avec l’industrie pharmaceutique: les auteurs ont été mandatés comme experts indépendants et ne travaillent pour aucune compagnie pharmaceutique. Les analyses statistiques ont été effectuées par le groupe d’étude de marché IHA & Farner Consulting AG.

Tableau 1 A & B - Structure de l’échantillon. Base : 700 interviews, toutes les indications étant en %

Région  
Suisse Alémanique 60.0
Suisse Romande 40.0
Age  
Jusqu’à 39 ans 8.3
40-59 ans 44.0
60++ ans 46.3
Pas d’indication 1.4
   
Formation scolaire  
Bas niveau 18.6
Niveau moyen 51.4
Niveau élevé 28.9
Pas d’indication 1.1
   
Capacité d'érection  
Légèrement diminuée 16.3
Modérément diminuée 50.4
Sévèrement diminuée 32.4
Pas d’indication 0.9
   
Durée du problème  
<½ an 18.1
½ - 2 ans 43.0
> 2 ans 37.0
Pas d’indication 1.9
   
Relation de couple  
oui 86.6
non 13.4

Références

Allgeier, A.R., et E.R. Allgeier. 1989. Sexualité humaine : dimensions et interactions. C.E.C. 766 p.

Badeau, Denise, et André Bergeron. 1991. La santé sexuelle après 60 ans. Édition du Méridien. 361 p

Buddeberg Claus, Bitton Alain, Eijsten Alexander, Casella Roberto. Management eines Tabus – Behandlung der erektilen Dysfunction aus der Sicht von Ärzten und Patienten. EXPECT-Studie: Therapie der erektilen Dysfunktion aus der Sicht von Ärzten und Patienten. Ars Medici 14. 7 2007

Kinsey, Alfred C. et al. (1948/1998). Sexual Behavior in the Human Male. Philadelphia: W.B. Saunders; Bloomington: Indiana U. Press. [First publication of Kinsey's Heterosexual-Homosexual Rating Scale. Discusses Kinsey Scale, pp. 636-659.]).